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Grande aigrette

Ce grand oiseau migrateur est splendide avec ses longues pattes ressemblant à des échasses et son cou élégant. En Belgique, la grande aigrette est d’abord considérée comme un migrateur, mais cela pourrait bientôt changer !

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Reconnaître la grande aigrette

(Ardea alba)

La grande aigrette est très impressionnante : à peu près de la même taille que le héron cendré, mais avec un plumage blanc pur. Identifiez-la avec certitude grâce à la checklist suivante :

    • 85 à 100 cm de hauteur
    • Environ 1,5 m d’envergure
    • Plumage blanc
    • Pattes noires qui deviennent rouges pendant la reproduction
    • Bec jaune qui devient noir pendant la reproduction
    • Mâle et femelle se ressemblent

    Il existe aussi la petite aigrette, dont le bec reste noir toute l’année.

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    Ce héron majestueux chasse les poissons et les amphibiens tout en marchant lentement dans les eaux peu profondes. Lorsque l’occasion se présente, il mange également de petits animaux terrestres tels que des souris et des taupes.

    Habitat

    Pendant la saison de reproduction, la grande aigrette colonise les marais de roseaux, les rives des étangs et des lacs, les estuaires et les forêts riveraines (formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d’un cours d’eau). À l’origine, l’oiseau nichait dans le sud-est de l’Europe et jusqu’au début des années 90, il était considéré comme un oiseau migrateur rare dans nos régions. Il passait alors l’hiver en Méditerranée et en Afrique. Aujourd’hui, de plus en plus de grandes aigrettes sont repérées en Europe occidentale.

    Aux Pays-Bas, on le compte maintenant parmi les oiseaux reproducteurs réguliers. Les connaisseurs d’oiseaux s’attendent à ce que dans un avenir proche, il commence également à se reproduire en Flandre et en Wallonie. Dans notre pays, vous pouvez rencontrer ces gracieux volatiles toute l’année, mais vous avez de meilleures chances de les voir juste après la saison de reproduction (septembre et octobre). Ils évitent les hivers rigoureux en gagnant le sud-est et y recherchent prairies et rivières riches en nourriture. Parfois, elles restent avec nous, mais lorsqu’il fait plus sombre et que le froid se fait plus rigoureux, elles peuvent se décider à se déplacer plus au sud. Après tout, un froid glacial persistant rend la chasse plus difficile.

    Le fait que la grande aigrette s’adapte si facilement aux circonstances augmente ses chances de survie. Le héron cendré détermine dès le début de l’hiver s’il doit partir ou pas. S’il reste et que l’hiver est rude, il doit encaisser le coup et survivre comme il peut. Mais avec un hiver doux, le héron bleu a un avantage : il n’a pas à effectuer un voyage énergivore pour commencer à se reproduire.

    La grande aigrette et l’amour

    Les grandes aigrettes vivent en colonie et construisent leur nid d’avril à juin, généralement au niveau du sol. Pour cela, ils privilégient les grands champs de roseaux dans les marais difficilement accessibles par leurs ennemis terrestres (comme le renard). Parfois, ils nichent également dans des saules aux branches basses.

    Ils pondent 3 à 4 œufs qu’ils couvent pendant près de 4 semaines. Les jeunes sont nourris au nid par les parents et découvrent le monde extérieur pour la première fois après 3 à 4 semaines. Ils ne peuvent pas encore voler et dépendent donc de leur capacité à grimper et escalader leur environnement. Leur développement est complet après 40 à 60 jours.

    En Belgique, la grande aigrette ne se reproduit pas pour le moment, sauf pour une exception. En 2012, le premier cas de reproduction a été confirmé à Ploegsteert. Depuis lors, deux nouveaux cas ont été signalés à Melsele et à Woumen, où chaque fois un couple a été repéré affublé de sa parure de reproduction. Qu’ils aient réellement couvé sur place n’est pas sûr, car les jeunes n’ont pas pu être observés. Nous ne pourrons vraiment conclure que la grande aigrette s’est installée chez nous que lorsqu’une première colonie reproductrice apparaîtra dans notre paysage.

    Relation avec l’homme

    La grande aigrette est plus présente dans notre pays et cela s’explique sans doute pour deux raisons. D’une part, le changement climatique joue probablement un rôle. Il y a en effet plus de zones nordiques qui permettent la reproduction ou l’hivernage. D’autre part, il y a les efforts, entre autres, du projet Natura 2000 pour améliorer les habitats. Du calme, des marais de roseaux présents depuis longtemps et beaucoup d’eau de bonne qualité sont nécessaires pour attirer cet oiseau qui en impose.

    Saviez-vous que la grande aigrette…

    • chasse d’une manière très différente de celle de son cousin cendré ? Alors que le héron cendré attend silencieusement au bord de l’eau qu’une proie nage à proximité, la grande aigrette chasse en marchant dans l’eau.
    • est facile à reconnaître en vol grâce à ses longues ailes qu’elle monte et descend lentement ?
    • était presque éteinte localement au 19e siècle ? Ses longues plumes blanches étaient très recherchées par les fabricants de chapeaux, qui les achetaient plus cher que l’or…