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Maxim Medvedev

Nos ambassadeurs mettent la nature belge en images

Quel regard portent nos ambassadeurs sur notre nature ? Découvrez ici leurs séances les plus mémorables de l'année écoulée à l'occasion de la Journée de la Photographie...

1. Des lièvres sur un chemin

Els De Backer : « C'était lors d'une matinée fraîche d'avril ; j'étais déjà en chemin depuis l'aube avec mon appareil photo à Wuustwezel. Et la scène de ces lièvres dans la lumière matinale était tellement belle ! On aurait dit qu'ils avaient des ragots à se raconter. J'ai rampé de plus en plus près, retenu ma respiration et je me suis doucement accroupie...J'ai réussi à prendre toute une série de photos de ces lièvres. Génial ! Ma journée était parfaite. En plus, cette photo m'a porté chance, car elle m'a permis de remporter le troisième prix du concours photo de PEFC Belgium. »

2. La tanière du renard

David Peters : « Tout a commencé par une promenade en soirée dans les landes de Lommel. J'ai vu un renard se déplacer dans le lointain. C'était déjà exceptionnel en soi. J'ai décidé de le suivre mais notre farouche ami a rapidement disparu. Le lendemain, je suis revenu au même endroit. Un peu plus loin, j'ai trouvé des cadavres d'oiseaux, de fouines et même des pattes de chevreuils... En observant les environs, j'ai aperçu un talus qui était percé de gros trous. J'espérais avoir trouvé une tanière de renard ! Je me suis un peu éloigné et j'ai surveillé la tanière jusqu'au coucher du soleil. Hélas, je n'ai rien vu. Le soir suivant, un vendredi en fin de journée, j'ai décidé d'y retourner à 19h30 et d'y rester jusqu'au coucher du soleil, mon appareil à la main. Toujours rien malheureusement, mais je n'ai pas abandonné. Je voulais absolument surprendre ces renards...

Le matin suivant, je me suis rendu près de la tanière à 6h, et j'ai pu voir de jeunes renards jouer devant leur repaire. Je les ai immortalisés. C'était exceptionnel ! Je n'oublierai jamais ce moment. »

3. De Fransman

Tom Swinnen : « J'ai toujours été fasciné par les chemins creux. Ils rassemblent tout ce qui m'intéresse : ils sont photogéniques, ont une valeur écologique unique, une histoire riche... Quand on se promène le long d'un chemin creux, toute l'agitation du monde alentour disparaît. La sérénité absolue ! Quand je pars en balade, j'essaie de trouver des régions qui comportent des chemins creux. J'ai ainsi découvert une balade à Loksbergen. Je n'ai pas cherché beaucoup d'informations sur la région, je suis rapidement parti. C'était une superbe promenade avec un chemin creux impressionnant. J'ai ensuite découvert que ce chemin creux (appelé "De Fransman") était le plus profond de Flandre. Plus de 12 mètres de profondeur ! Pas étonnant qu'il m'ait impressionné. »

4. Les renardeaux

Yves Zielinski : « Pendant l'hiver 2020-2021, j'ai décidé que j'allais tenter de photographier des renardeaux une fois le printemps venu. En février, j'ai commencé à chercher une tanière. J'ai marché de nombreux kilomètres et passé des heures et même des journées entières à arpenter la région. J'ai finalement trouvé deux tanières prometteuses vers la mi-mars dans une zone naturelle du sud du Limbourg. Au début, je n'ai vu aucune trace de renard. Les questions se bousculaient dans ma tête : aurait-il quitté son repaire ? Est-ce qu'il s'agirait d'une tanière de blaireau ? La chance a tourné quand j'ai aperçu une adulte à deux reprises près d'une des deux tanières.

Je m'y suis rendu trois à quatre fois par semaine, tôt le matin ou tard le soir. Au printemps, quand il gelait encore le matin, ce n'était vraiment pas agréable de se cacher pendant des heures sous un filet de camouflage. Les premières semaines passaient, et toujours aucune trace des renards. J'ai recommencé à douter. Est-ce que j'avais choisi la mauvaise tanière ? Peut-être que les renards n'avaient pas eu de petits ? 

Je commençais à perdre courage, jusqu'à ce dimanche matin de la mi-avril. Deux jeunes renardeaux sont apparus devant l'une des entrées de la tanière. Enfin, j'avais rempli ma mission ! Même si les conditions n'étaient pas idéales pour prendre de belles photos, celles-ci ont une valeur sentimentale très forte. J'ai encore suivi les renardeaux pendant quelques semaines et je les ai photographiés plusieurs fois dans de meilleures conditions. J'ai finalement abandonné la tanière car le beau temps attirait de plus en plus de promeneurs qui m'observaient. Pour éviter qu'ils ne soient dérangés par des curieux, j'ai quitté mes renards à regret. Cela fait aussi partie de la photographie nature : toujours penser au bien-être des animaux et en faire notre priorité, même si cela signifie passer à côté de la photo parfaite. »

5. Ode au moineau

Koenraad De Mol : « Cette photo montre un moineau mâle dans son plumage nuptial qui se réchauffe sous le soleil. Souvent, les espèces d'oiseaux comme le moineau domestique sont considérées comme "banales". Je ne suis pas du tout d'accord ; si on s'intéresse de plus près à leur cycle de vie et qu'on les regarde en détail, ils ne sont pas du tout banals. Une colonie de moineaux a établi ses quartiers dans mon jardin.

Je peux régulièrement les observer de près et les photographier. Quand il fait chaud, ils viennent prendre un bain de sable dans le jardin, et ils me rappellent ma jeunesse, où j'étais souvent témoin de ce genre de scènes. En les étudiant de près, on peut aussi deviner la hiérarchie au sein du groupe. En hiver, ils viennent se nourrir dans les mangeoires en grand nombre, et ils sont de plus en plus nombreux au fil des ans, ce qui signifie que leur reproduction se passe bien dans la région malgré le déclin général des populations. J'envisage de leur installer des nichoirs, parce qu'ils représentent une compagnie agréable au jardin en toute saison. »

6. La linotte mélodieuse des bois

Arne Moons : « Je n'avais encore jamais pu prendre une linotte mélodieuse en photo, jusqu'au jour où je suis allé au Viersels Gebroekt. Après des heures passées à me promener, m'arrêter et observer les alentours, j'ai trouvé un buisson où deux oiseaux revenaient toutes les cinq minutes. Il s'agissait d'un couple de linottes mélodieuses qui y avaient installé leur nid. Je me suis camouflé dans les bois pendant environ trois heures, à 10 ou 20 mètres des linottes, et j'ai enfin pu prendre mes photos. Le mâle s'est envolé et s'est posé sur une fine branche. Il a regardé autour de lui pour vérifier qu'aucun danger ne menaçait le nid. Ce jour restera toujours une journée très spéciale, où j'ai pu profiter de ces jolis oiseaux pendant des heures. »

7. Une famille d'oies au bord de l'eau

Henri Loiseau : « J’ai la chance d’habiter au bord de la Semois, qui est visible depuis le fond de mon jardin. Je peux donc prendre des photos sans me déplacer. Cette année, j’ai pu par exemple immortaliser ce couple de bernaches du Canada et leurs petits installés sur un barrage de la Semois à Lacuisine. »

8. Une chouette hulotte dans un écrin de verdure

Jochen Lambrechts : « Je suis cette chouette depuis trois ans. Cette année, elle m'a permis de l'approcher de très près. Je l'ai vue une dizaine de fois ce printemps, jusqu'à ce que ses jeunes prennent leur envol. Heureusement, ce sont des oiseaux qui conservent toujours les mêmes habitudes. »

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